Défendre les droits humains et la démocratie – Se taire est irresponsable

Au cours des dernières années, le gouvernement canadien – particulièrement le gouvernement conservateur – a montré de manière de plus en plus explicite son intention d’allier inconditionnellement ses politiques sur celles du gouvernement israélien.  Pour ce faire, diverses actions sont en cours, notamment au sein de l’organisation Droits et Démocratie.  Cette dernière a retiré son soutien financier à plusieurs organisations vouées à défendre les droits humains, dont ceux des Palestiniens, mettant ainsi  systématiquement en péril leurs ressources et leurs capacités d’action. Ces décisions font partie d’une stratégie globale visant à miner des acquis essentiels en matière de droits humains au Canada.  Dénoncer ces politiques irresponsables est plus que jamais urgent.

Pour en savoir plus, consulter l’article de Fabienne Preséntey, Defending Rights and Democracy – Silence is no longer an option

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Defending Rights and Democracy – Silence is no longer an option

Fabienne Preséntey, Independent Jewish Voices and Canada/Québec Committee of the Charter of Human Responsibilities

Over the last months the real issues of our rights and what kind of democracy we choose to live with have been seriously challenged. Recent events, such as the federal government’s unbridled blindness in choosing to equate all criticism of Israeli practices and policies as antisemitism and set up the Canadian Parliamentary Committee against Antisemitism (known as CPCCA) in order to prove that 1. Canada and more precisely Canadian university campuses have become the “hot beds” of antisemtism and 2. any discussion and/or criticisms of Israeli policies and practices are to be criminalized as “hate crimes”. That committee not only refused to hear submission from groups that challenged their basic premise, they brought what they call “Israeli experts” to testify to the rising degree of hate acts perpetrated against Canadian Jews. Unfortunately, rather than seriously dealing with racism in Canada, the Commission has succeeded in giving the country a taste of what McCarthism (the 1950’s red baiting anti-communist trials in the USA) tactics of social control and government fomented social divisiveness are really like!! Then it was “red baiting”, an alright war against the left and the jews – now it’s about fear mongering about Muslim’s, the left and freedom of speech.

Not satisfied with this waste of public funds, the Harper government  pursues it’s absurd drive to wipe  Canada clean of it’s hard won ethical and responsible social gains,  by attacking full forceRights and Democracy“, a Canadian human rights organisation,  supporting both Israeli and Palestinian organisations working on human rights issue. By cutting the funding first, to a Canadian Muslim organisation, CAF ( Canadian Arab Federation) last year, to KAIROS this year, and then via “Rights and Democracy“, cutting funds to  Bet’selem, Al HAQ and Alternatives – they have attempted in the best pre-emptive military tradition of the right, to equate funding for Palestinian human rights organisation with hatred against the Jews!

Not only has Canada’s PM made sure that our national tradition as upholders of human rights be totally undermined and tarnished – Harper seems to have chosen to take the same road as Christian Zionist supporters of the State of Israel and use “Muslim fear mongering” as the pivotal strategy in defense of the Jewish people. Silence is no longer an option! It is our responsibility as Jews to fight for the rights of all people’s and certainly against this type of action which will only backfire against Jews here and elsewhere!

To put it bluntly, using racist fear mongering against one community in order to prop up another is not only a misguided understanding of what “Human Rights” stand for, but it is also a tragically irresponsible approach to governance. By dismantling, muzzling and imposing a Israeli partisan directorship on “Rights and Democracy”, Harper and the Canadian government have made a clear decision to trample on the democratic rights of Canadians in order to benefit from the financial kick-backs being an unconditional friend of Israel brings.  As Peter Kent, the Conservative minister of state for foreign affairs of the Americas stated in an interview in Shalom life in February 2010, “PrimeMinister Harper has made it quite clear for some time now,” he said, “and has regularly stated that an attack on Israel would be considered an attack on Canada.”

What if we reversed that statement – could every attack against Canada be possibly construed as being against Israel – the point here, is that this type of thinking hides a much more somber reality, one that we as Canadians of all backgrounds need to be concerned about! We cannot have our rights and our democracy high-jacked by the demagogic grand standing of our politicians hidden agenda’s.

We must address all human rights violations, whether here in Canada, Israel, the US, France or China!

And for the record………how is democracy in Israel doing because in the last weeks as israeli’s (jewish) and palestinians and internationals – together – fight the expulsion of Palestinian families from their homes in Sheik Jarrah, the democratic Israeli state is indulging in “Midnight arrests. Defamation of human rights organizations. Expulsion of journalists. Human rights demonstrations broken up with violence. Censored films. Confiscated laptops.” ( Jewish Voice for Peace)

And that is only a small percentage of the repression that is actually taking place in Canada’s best friends democratic front yard!


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DROITS ET RESPONSABILITÉS SONT-ILS COMPATIBLES ?

Par Cécile Sabourin, professeure à l’UQAT et coordonnatrice du Comité Québec/Canada de la Charte des responsabilités humaines

Ce texte a été publié dans le numéro d’avril-mai 2010 la revue À bâbord.

Il est aussi disponible en anglais et en espagnol.

Ensemble ...chacunE engagéEPlus que jamais, les réalités qui se dissimulent derrière le mot RESPONSABILITÉ sont inquiétantes.  Lorsque nos gouvernants – le gouvernement Harper par exemple – affirment agir de manière responsable, il est devenu impossible de les croire.  Ce n’est pas un hasard!  On a confié beaucoup de responsabilités formelles aux gouvernements en prenant pour acquis que c’était leur rôle de voir à notre bien-être. Nos espoirs sont largement déçus.

La collusion entre les élites politiques et économiques, désormais ouverte, s’exprime sans réserve.  Les idéologies de droite – néolibérale, conservatrice, néoconservatrice – bien implantées dans les orbites du pouvoir imposent une conception individualiste de la responsabilité. Les décideurs se donnent le pouvoir de se soustraire à leurs obligations et de nous confier ce qu’ils considèrent être nos devoirs.  On en privilégie les dimensions formelles, juridiques, moralisatrices – autorité, mandat, reddition de comptes, devoir, obligation, etc. – au détriment d’une conception incluant la prise en charge, l’engagement, la volonté de participer et de prendre part aux décisions.

Devons-nous à titre de citoyens renoncer à reprendre l’initiative de définir nos propres responsabilités et celles de nos dirigeants et représentants ? Peut-on et veut-on policer la société au point de ne compter que sur le système légal pour le respect de nos droits?

Nous abordons ces questions en reconnaissant que la reprise en mains par les citoyens de leurs droits démocratiques exige le développement d’une culture de responsabilités.  Nous traitons de la responsabilité en lien avec les droits, le pouvoir de participer à la construction du monde et la mouvance internationale vers la responsabilisation.

Y a-t-il des droits sans responsabilités ?

Les crises environnementales, sociales, financières et alimentaires requièrent des solutions urgentes.  Les personnes et organisations formellement en autorité sont loin d’y faire face à la mesure des attentes et des besoins.  Les valeurs de justice, équité, solidarité et paix  n’orientent généralement pas les décisions ayant le plus grand impact sur l’avenir des sociétés.  Un nouvel ordonnancement des valeurs s’impose.

Les droits fondamentaux sont bafoués, les territoires sont exploités sans respect pour leurs habitants, les intérêts des élites financières sont privilégiés.  Pourtant des chartes internationales et nationales affirment l’obligation pour les signataires de respecter les droits fondamentaux – politiques, sociaux, économiques.

Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, les gouvernements ont fondé l’Organisation des Nations Unies (ONU) dont la Charte, signée en 1945 par cinquante pays, énonçait des objectifs et moyens d’assurer la paix et la sécurité dans le monde, le respect des droits des peuples, la coopération internationale.  En 1948, cinquante-huit États adoptent la Déclaration universelle des droits de l’Homme, entendons des droits humains. Le Québec se dote en 1975 de la Charte des droits et libertés de la personne et le Canada adopte la Charte canadienne des droits et liberté en 1982.

Nous possédons collectivement des outils pour exiger le respect de nos droits. Toutefois, les dirigeants et les personnes œuvrant aux divers échelons des gouvernements et organisations semblent impuissants à faire respecter les droits fondamentaux énoncés dans les chartes et déclarations.  Le statu quo et les mesures actuelles sont de toute évidence insuffisantes.

C’est dans ce contexte qu’est née l’initiative de favoriser, à partir de la base, l’émergence d’une culture de responsabilités et de privilégier cette voie pour insuffler un mouvement visant la construction de sociétés plus justes, équitables et solidaires et conséquemment le respect des droits humains.

L’idée n’est pas nouvelle puisque foisonnent les initiatives volontaires – déclarations et chartes sur les responsabilités – dont on peut encore difficilement mesurer l’ampleur.  Un projet particulièrement connu est celui de la Charte de la Terre[1], pensé par des leaders convaincus de la nécessité « de promouvoir la transition vers des modes de vie durables et une société globale sur la base d’un cadre éthique partagé amplement qui inclut le respect et le soin de la communauté de vie, l’intégrité écologique, les droits humains universels, le respect de la diversité, la justice économique, la démocratie et une culture de paix ».  D’autres initiatives émergent d’associations et regroupements qui énoncent pour leur secteur des principes de responsabilité : entreprises, regroupements professionnels, etc.

Les droits et les responsabilités constituent les deux faces d’une même médaille;  les uns ne seront respectés que si les gouvernements, entreprises, organisations et individus se sentent concernés par ce qui les entoure et s’engagent dans des actions pour faire respecter les droits individuels et collectifs.  Nous faisons le pari que plus on parlera et discutera des motifs et principes qui fondent l’engagement et la prise de responsabilités envers les humains, la nature, la planète, plus on réalisera l’ampleur du mouvement en marche et surtout on trouvera des pistes pour le renforcer.

Reprendre collectivement notre pouvoir de participer à la construction du monde

En dépit de tous les efforts passés, concrétiser les conditions d’un monde plus juste, équitable, solidaire et pacifique demeure un défi gigantesque. L’initiative de la Charte des responsabilités humaines[2] entend y contribuer par le développement d’une culture de responsabilités.

L’originalité  de cette initiative est d’abord d’initier ce processus à partir des lieux dans lesquels chacun d’entre nous est actif, à titre de citoyen, d’électeur, d’élu, de travailleur, de gestionnaire, de mère, père, enfant, en somme dans tous les lieux où nos actions ont un impact.

L’Équipe internationale de facilitation et les membres des comités nationaux agissent en étant confiants que la réflexion et les échanges mèneront à des actions concrètes puisque développer une culture de responsabilités relève d’un processus qui se construit par la participation.   Ils collaborent à cette initiative parce qu’ils considèrent qu’une société devient démocratique à la mesure de l’engagement des personnes aux niveaux individuel, collectif et citoyen.  Aussi longtemps que l’un d’entre nous résiste à assumer des responsabilités, en accord avec ses ressources, la réalisation de sociétés plus justes, équitables, solidaires et pacifiques demeure bien improbable.

Instaurer un réel questionnement sur les responsabilités, en particulier celles des dirigeants politiques, économiques, sociaux et communautaires, est devenu incontournable afin de contrer le sentiment d’impuissance et le défaitisme actuels. Cela est particulièrement urgent pour éviter le renforcement des contrôles étatiques ou même les changements « cosmétiques » privilégiés par les autorités politiques en réponse aux graves problèmes que connaît la planète. Prendre nos responsabilités, chacun à la mesure de nos moyens et fonctions dans la société permet de reprendre du pouvoir (empowerment) ainsi que d’initier une transformation des rapports de pourvoir.

S’inscrire dans une mouvance mondiale

Basée sur un constat plutôt pessimiste concernant l’état de la planète, l’initiative d’une Charte des responsabilités humaines a vu le jour il y a près de vingt ans afin de combattre l’impuissance rampante découlant des réactions inappropriées de la classe dominante aux problèmes majeurs auxquels l’humanité est confrontée.  Cette initiative, animée par une Équipe internationale, a des assises sur tous les continents où sont menées des actions adaptées aux contextes des dix-huit comités d’animation.

Le texte résulte de multiples discussions, débats et traductions[3]. Il prend la forme de dix principes, un pré-texte, au sens où il reste à parfaire, mais aussi un prétexte pour parler de culture de responsabilités et amorcer la réflexion menant à l’action.  Les principes se déclinent selon les cultures, les milieux, les secteurs d’activités humaines et c’est bien cette diversité permettant une appropriation adaptée selon les contextes qui donne toute sa richesse à une mouvance déjà présente sur tous les continents[4].

Des convictions profondes rassemblent les collaborateurs du projet. Nous n’acceptons pas que les élus, leurs éminences grises et leurs think tanks de droite s’arrogent le droit de spolier le discours et de confisquer le terme RESPONSABILITÉ.  Nous savons que plusieurs décideurs s’accommodent bien du fait de transformer en exécutants ou revendicateurs les personnes et organisations de la société civile qui veulent « un autre monde ».  Nous rejetons l’approche qui campe les rôles des décideurs et du reste de la société civile sans respect des valeurs démocratiques fondamentales et du partage équitable des responsabilités en fonction des ressources et entre la collectivité et les individus.

Le débat sur la pertinence d’une Charte des responsabilités humaines reprend régulièrement.  Une telle Charte, éventuellement une Déclaration, au niveau international deviendrait un troisième pilier[5] applicable à tous les domaines de l’activité humaine, affirmant la nécessaire répartition – proportionnelle aux moyens – des responsabilités.  En somme, elle érigerait la « coresponsabilité » en objectif à atteindre.

L’initiative de la Charte des responsabilités humaines prétend donner un souffle nouveau à la nécessité exprimée sur de nombreuses tribunes.  Il est temps qu’elle devienne un point de ralliement porteur d’espoir.


[1] Voir notamment : Charte de la terre, http://www.earthcharterinaction.org/contenu/;

A Declaration of Human Responsibilities, proposé par the InterAction Council, 1er septembre 1997.  http://www.interactioncouncil.org/

[2] Voir les sites international et régional du Québec/Canada : http://www.charte-responsabilites-humaines.net/spip.php?page=sommaire&lang=fr et http://respoinfo.org/blogue/

[3] La version actuelle, le adopté en 2007, est le quatrième.   La Charte a été traduite et adaptée en plusieurs langues, offrant à chaque fois l’occasion  d’approfondir le sens des concepts et d’établir des ponts entre les cultures. http://www.charte-responsabilites-humaines.net/spip.php?page=world&lang=fr.

[4] Voir Responsabilité et cultures du monde, coordonné par Édith Sizoo, Éditions Charles Léopold Mayer, 2008.

[5] Ajouté à la Charte des Nations Unies et à la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

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Prenons soin de la planète – Les jeunes adoptent une Charte de responsabilités à Brasilia

Les membres de la délégation canadienne à la Conférence internationale Prenons soin de la planète revient de Brasilia, porteuse de l’engagement de faire connaître la Charte des responsabilités PRENONS SOIN DE LA PLANÈTE

En compagnie des quelque 500 jeunes provenant de 53 pays de tous les continents, Audrey, Cassandre, Christophe et Sacha ont eu l’occasion d’échanger sur les expériences personnelles et collectives vécues dans les écoles à travers le monde ainsi que les engagements pris dans les différents pays pour prendre soin de la planète.

Manifestation devant le Congrès à Brasilia, 10 juin 2010En paroles et en musique, les jeunes ont transmis leurs engagements lors d’une cérémonie de fermeture, précédée  d’une manifestation publique sur l’esplanade du Congrès à Brasilia.

La célébration a montré l’enthousiasme des jeunes qui terminaient une semaine d’ateliers, de plénières et d’échanges culturels dans le cadre d’une cohabitation joyeuse et stimulante à quelques kilomètres de la capitale brésilienne.  Tout au cours de la semaine, les jeunes étaient accompagnés de membres de l’Équipe internationale de la Charte des responsabilités humaines.

Le texte de la Charte est disponible en français, en anglais, en espagnol et en portugais, les quatre langues officielles de la Conférence.

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Degrowth Conference in Vancouver

Envisioning «a healthy society without an expanding economy » was the central theme of the Conference on degrowth held in Vancouver from April 29 to May 2nd.  Three hundred (300) people attended the Conference which is said to be the first in North-America.  However the search for responsible and respectful approaches of development has expressed itself in many forms for quite a while.

How the Rich are destroying the Earth, Hervé KempfAmong all articles written on the Conference as well as on this growing movement, Derrick O’Keefe’s report entitled The Degrowth Movement Is Growing, published on the May 5th, 2010, provides essential information for those who are curious and interested in the rather but steady construction of alternatives to capitalistic vision of development and progress.

Reminding us that as soon as 1972, the Club de Rome warned the planet that limits to growth would soon be attained, M. O’Keefe enumerates other major contributors, dont Herve Kempf and How the Rich are Destroying the Earth, to building the concept of degrowth.  Research, reports, books and numerous day-to-day concrete actions contribute to keep alive and expand the idea that things must change both to avoid more destruction of nature and to work towards the well-being of humans.

Acting locally is stressed as essential.  Therefore, the Conference ended with a local project of  « a flotilla in the fall to express public concern about the fact that crude oil is being shipped through Vancouver Harbour ».

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Marche 2/3 et Carrefour pour la citoyenneté responsable – Présence des jeunes

Marche 2/3 - Ça fait 40 ans que ça marche

Des milliers de jeunes marchaient hier dans les rues de Montréal le 14 mai pour la 40ième année afin d’exprimer leur engagement de passer de la parole aux actes et exprimer leur solidarité avec tous les peuples de la planète.  Les apprentissages, la créativité et les réalisations des jeunes s’expriment dans les banderoles et outils pédagogiques qu’ils paradent dans les rues de la ville, comme le montre la vidéo préparée par Oxfam-Québec, maître d’œuvre de cette activité depuis 40 ans.

Cette Marche suivait le Carrefour de la citoyenneté responsable auquel participaient Audrey Marquis-Drolet et Sacha Pouliot-Ngo de l’École Secondaire Roger-Comtois de Québec, Cassandre Mercier de l’ Académie Lafontaine de St-Jérôme et Christophe Morency-Pichet de la Polyvalente de Charlesbourg de la délégation canadienne à la Conférence internationale jeunesse Prenons soin de la planète.De gauche à droite, Audrey Marquis-Drolet et Sacha Pouliot-Ngo (École Roger-Comtois), Cassandre Mercier (Académie Lafontaine) et à l'arrière Christophe Morency-Pichet (Polyvalente de Charlesbourg)

Le Carrefour 2010 se tenait sous le thème Nourrir le monde – La Terre dans votre assiette.  Il s’ouvrait en donnant la parole aux jeunes qui étaient invités à débattre sur les thèmes de l’accès à la nourriture, de l’agriculture  familiale et à grande échelle, de la malbouffe dans le cadre de la Joute des jeunes.

En plus des membres de la délégation canadienne à la Conférence internationale jeunesse Prenons soin de la planète, les participantes et participants à la Joute des jeunes provenaient  de l’École Saint-Luc de Montréal.Participantes et participants à la Joute des jeunes, activité de la soirée d'ouverture du Carrefour

Cette activité de la soirée d’ouverture mettait la table pour les présentations et discussions qui ont permis d’approfondir les enjeux de la sécurité et de la souveraineté alimentaire dans le monde globalisé actuel qui donne la priorité aux marchés sur les humains.

Plusieurs invités ont exprimé leurs analyses afin d’éclairer les jeunes de même que les adultes qui accompagnent quotidiennement les élèves dans leurs apprentissages sur les questions environnementales et agroalimentaires.

Les kiosques au Carrefour de la Citoyenneté responsableLes nombreux kiosques d’information constituaient autant d’occasion de prendre connaissance des actions concrètes, documents pédagogiques et réalisations rendues possibles dans les écoles par la présence et l’engagement du Réseau des Écoles vertes Brundtland, actif depuis 1993.  Deux élèves à leur kiosque

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Attaque à la souveraineté québécoise ou protection de l’environnement ?

La Cour suprême déboute les prétentions du Québec à mettre en œuvre le Plan Nord.  Elle « a statué hier que les autorisations que le Québec pourrait accorder à des projets miniers dans les territoires nordiques pourraient ultimement être bloqués en vertu des lois fédérales sur les pêcheries et sur l’évaluation environnementale s’ils risquaient de polluer les cours d’eau ou d’altérer sensiblement l’habitat des poissons ».  Ainsi débute l’article dans lequel Louis-Gilles Francoeur (Le Devoir du 16 mai 2010) relate la décision partagée des juges de la Cour suprême (5 contre 4) qui avancent que la loi fédérale aurait préséance sur une décision québécoise dans le domaine des ressources naturelles, champ de compétence provincial.  Les environnementalistes s’en réjouissent mais le moyen d’y arriver pourrait bien être dommageable à la souveraineté du Québec quoique….

Si l’évaluation environnementale du gouvernement fédéral pouvait assurer la protection du territoire des populations cris et empêcher la destruction de leur environnement….  Serait-il possible de puiser dans ce jugement afin de protéger le territoire et les ressources des populations autochtones de l’Alberta et de la Saskatchewan qui subissent présentement des attaques massives à leur environnement à cause de l’exploitation des sables bitumineux ?

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De séisme en séisme – Monsanto frappe Haïti!

Au moment où le gouvernement haïtien termine un Débat National sur la Politique Agricole et sur le Plan National d’Investissement Agricole, au cours duquel il présentait ses proposition pour le développement de ce secteur économique, Monsanto était déjà aux premières loges pour récolter les dollars en Haïti!  C’est ce que nous apprennent  plusieurs media qui diffusent Haïti : Nouveau séisme…  Monsanto, du P. Jean-Yves Urfié, ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial de Port-au-Prince en Haïti.

La compagnie Monsanto fait main basse sur le territoire agricole en offrant gratuitement des semences qui enchaîneront ensuite les agriculteurs non seulement à l’utilisation d’OGM mais aussi au paiement de droits afin de ressemer annuellement.  Cadeau empoisonné, cette aide pourrait bien réduire à néant les espoirs de souveraineté agricole en Haïti.

Pour les Haïtiens, conquérir le droit de prendre leurs propres responsabilités constitue le plus grand défi.

Pour s’informer, consulter Le monde selon Monsanto par Marie-Monique Robin, éd. Stanké, 2008 et voir le documentaire.

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Nourrir le monde – Thème du Carrefour de la citoyenneté responsable 2010

Logo - Carrefour citoyenneté responsable « Les changements climatiques, la perte de la biodiversité, la raréfaction de l’eau, l’exode rural, la pauvreté pour ne nommer que ces enjeux ont des conséquences importantes sur l’agriculture et l’alimentation. Résultat : nourrir la population mondiale, en pleine explosion démographique, représente un véritable défi. »

L’édition 2010 du Carrefour de la citoyenneté responsable, sous le thème Nourrir le monde – La terre dans votre assiette, vise à sensibiliser les jeunes et les adultes aux enjeux actuels de l’agriculture et de l’alimentation, tant au Québec qu’à l’étranger, tout en suscitant leur désir de s’engager concrètement dans des actions de solidarité locales ou internationales. »

Les organisateurs du Carrefour ont mis à l’horaire de la soirée d’ouverture la Joute des jeunes, une activité de type débat sur trois sujets d’actualité au Québec :

Joute 1 : Ce que l’on mange vient de partout. Ce n’est pas partout que l’on mange !

Joute 2 : Agriculture familiale ou agriculture à grande échelle ?

Joute 3 : Éduquer ou taxer la malbouffe ?

Audrey Marquis-Drolet et Sacha Pouliot-Ngo de  l’École secondaire Roger-Comtois (Québec), Cassandre Mercier de l’Académie Lafontaine (St-Jérôme) et Christophe Morency-Pichet de la Polyvalente de Charlesbourg (Charlesbourg) de la délégation canadienne à la Conférence internationale jeunesse Prenons soin de la planète participent à ce débat.

Ils profitent également de la tenue d’ateliers dans le cadre du Carrefour pour compléter la rédaction d’une Charte de responsabilités envers la planète, leur contribution aux travaux qui se tiendront lors de la Conférence où des jeunes de quelque 60 pays discuteront de leurs engagements envers la planète.  La Conférence prenons soin de la planète se tiendra à Brasilia (Brésil) du 5 au 10 juin 2010.

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Exploitation des sables bitumineux et pollution des eaux – double irresponsabilité

Si le premier front de lutte à la pollution des entreprises pétrolières demeure celui de la réduction de notre utilisation du pétrole et de ses dérivés, il demeure qu’il est plus que jamais essentiel de maintenir les pressions afin de forcer les entreprises pétrolières à assainir leurs pratiques.

photo species snob, creative commons     http://www.flickr.com/photos/rodrig... Parmi les nombreuses cibles de lutte, celle de sables bitumineux de l’Alberta demeure prioritaire pour le Canada.  Les retombées financières de l’extraction du pétrole, considérées comme positives, et les retombées environnementales, dramatiquement négatives, touchent d’abord l’Alberta, le Canada et les Etats-Unis.  La triste renommée des conséquences environnementales de l’extraction pétrolière des sables bitumineux de l’Alberta a dépassé les frontières et de vives réactions se font désormais sentir jusque chez les parlementaires européens, comme le fait remarquer l’auteur de « Les actions citoyennes se multiplient contre l’exploitation des sables bitumeux au Canada » publié sur le site Partage des eaux, un site de « ressources et informations pour une gestion juste et durable de l’eau ».

Le lien entre exploitation des sables bitumineux et gestions de l’eau n’est pas fortuit puisque pour générer le précieux pétrole, on utilise une quantité considérable de la non moins « précieuse » et vitale eau.  Les citoyennes et citoyens des régions environnantes déjà fortement touchés par  les pratiques des entreprises en opération n’en sont pas à la fin de leurs inquiétudes comme le souligne Dan Healing dans Oilsands water plan raises fears for river, un article publié dans le Calgary Herald du 9 avril 2010.

Seule un mobilisation soutenue viendra à bout de l’irresponsabilité actuelle des entreprises et des gouvernements qui ferment les yeux devant la destruction environnementale.

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