En compagnie des quelque 500 jeunes provenant de 53 pays de tous les continents, Audrey, Cassandre, Christophe et Sacha ont eu l’occasion d’échanger sur les expériences personnelles et collectives vécues dans les écoles à travers le monde ainsi que les engagements pris dans les différents pays pour prendre soin de la planète.
En paroles et en musique, les jeunes ont transmis leurs engagements lors d’une cérémonie de fermeture, précédée d’une manifestation publique sur l’esplanade du Congrès à Brasilia.
La célébration a montré l’enthousiasme des jeunes qui terminaient une semaine d’ateliers, de plénières et d’échanges culturels dans le cadre d’une cohabitation joyeuse et stimulante à quelques kilomètres de la capitale brésilienne. Tout au cours de la semaine, les jeunes étaient accompagnés de membres de l’Équipe internationale de la Charte des responsabilités humaines.
Le texte de la Charte est disponible en français, en anglais, en espagnol et en portugais, les quatre langues officielles de la Conférence.
Envisioning «a healthy society without an expanding economy » was the central theme of the Conference on degrowth held in Vancouver from April 29 to May 2nd. Three hundred (300) people attended the Conference which is said to be the first in North-America. However the search for responsible and respectful approaches of development has expressed itself in many forms for quite a while.
Among all articles written on the Conference as well as on this growing movement, Derrick O’Keefe’s report entitled The Degrowth Movement Is Growing, published on the May 5th, 2010, provides essential information for those who are curious and interested in the rather but steady construction of alternatives to capitalistic vision of development and progress.
Reminding us that as soon as 1972, the Club de Rome warned the planet that limits to growth would soon be attained, M. O’Keefe enumerates other major contributors, dont Herve Kempf and How the Rich are Destroying the Earth, to building the concept of degrowth. Research, reports, books and numerous day-to-day concrete actions contribute to keep alive and expand the idea that things must change both to avoid more destruction of nature and to work towards the well-being of humans.
Acting locally is stressed as essential. Therefore, the Conference ended with a local project of « a flotilla in the fall to express public concern about the fact that crude oil is being shipped through Vancouver Harbour ».
Des milliers de jeunes marchaient hier dans les rues de Montréal le 14 mai pour la 40ième année afin d’exprimer leur engagement de passer de la parole aux actes et exprimer leur solidarité avec tous les peuples de la planète. Les apprentissages, la créativité et les réalisations des jeunes s’expriment dans les banderoles et outils pédagogiques qu’ils paradent dans les rues de la ville, comme le montre la vidéo préparée par Oxfam-Québec, maître d’œuvre de cette activité depuis 40 ans.
Le Carrefour 2010 se tenait sous le thème Nourrir le monde – La Terredans votre assiette. Il s’ouvrait en donnant la parole aux jeunes qui étaient invités à débattre sur les thèmes de l’accès à la nourriture, de l’agriculture familiale et à grande échelle, de la malbouffe dans le cadre de la Joute des jeunes.
En plus des membres de la délégation canadienne à la Conférence internationale jeunesse Prenons soin de la planète, les participantes et participants à la Joute des jeunes provenaient de l’École Saint-Luc de Montréal.
Cette activité de la soirée d’ouverture mettait la table pour les présentations et discussions qui ont permis d’approfondir les enjeux de la sécurité et de la souveraineté alimentaire dans le monde globalisé actuel qui donne la priorité aux marchés sur les humains.
Plusieurs invités ont exprimé leurs analyses afin d’éclairer les jeunes de même que les adultes qui accompagnent quotidiennement les élèves dans leurs apprentissages sur les questions environnementales et agroalimentaires.
Les nombreux kiosques d’information constituaient autant d’occasion de prendre connaissance des actions concrètes, documents pédagogiques et réalisations rendues possibles dans les écoles par la présence et l’engagement du Réseau des Écoles vertes Brundtland, actif depuis 1993.
La Cour suprême déboute les prétentions du Québec à mettre en œuvre le Plan Nord. Elle « a statué hier que les autorisations que le Québec pourrait accorder à des projets miniers dans les territoires nordiques pourraient ultimement être bloqués en vertu des lois fédérales sur les pêcheries et sur l’évaluation environnementale s’ils risquaient de polluer les cours d’eau ou d’altérer sensiblement l’habitat des poissons ». Ainsi débute l’article dans lequel Louis-Gilles Francoeur (Le Devoir du 16 mai 2010) relate la décision partagée des juges de la Cour suprême (5 contre 4) qui avancent que la loi fédérale aurait préséance sur une décision québécoise dans le domaine des ressources naturelles, champ de compétence provincial. Les environnementalistes s’en réjouissent mais le moyen d’y arriver pourrait bien être dommageable à la souveraineté du Québec quoique….
Si l’évaluation environnementale du gouvernement fédéral pouvait assurer la protection du territoire des populations cris et empêcher la destruction de leur environnement…. Serait-il possible de puiser dans ce jugement afin de protéger le territoire et les ressources des populations autochtones de l’Alberta et de la Saskatchewan qui subissent présentement des attaques massives à leur environnement à cause de l’exploitation des sables bitumineux ?
Au moment où le gouvernement haïtien termine un Débat National sur la Politique Agricole et sur le Plan National d’Investissement Agricole, au cours duquel il présentait ses proposition pour le développement de ce secteur économique, Monsanto était déjà aux premières loges pour récolter les dollars en Haïti! C’est ce que nous apprennent plusieurs media qui diffusent Haïti : Nouveau séisme… Monsanto, du P. Jean-Yves Urfié, ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial de Port-au-Prince en Haïti.
La compagnie Monsanto fait main basse sur le territoire agricole en offrant gratuitement des semences qui enchaîneront ensuite les agriculteurs non seulement à l’utilisation d’OGM mais aussi au paiement de droits afin de ressemer annuellement. Cadeau empoisonné, cette aide pourrait bien réduire à néant les espoirs de souveraineté agricole en Haïti.
Pour les Haïtiens, conquérir le droit de prendre leurs propres responsabilités constitue le plus grand défi.
« Les changements climatiques, la perte de la biodiversité, la raréfaction de l’eau, l’exode rural, la pauvreté pour ne nommer que ces enjeux ont des conséquences importantes sur l’agriculture et l’alimentation. Résultat : nourrir la population mondiale, en pleine explosion démographique, représente un véritable défi. »
Les organisateurs du Carrefour ont mis à l’horaire de la soirée d’ouverture la Joute des jeunes, une activité de type débat sur trois sujets d’actualité au Québec :
Joute 1 : Ce que l’on mange vient de partout. Ce n’est pas partout que l’on mange !
Joute 2 : Agriculture familiale ou agriculture à grande échelle ?
Joute 3 : Éduquer ou taxer la malbouffe ?
Audrey Marquis-DroletetSacha Pouliot-Ngo de l’École secondaire Roger-Comtois (Québec),Cassandre Mercier de l’Académie Lafontaine (St-Jérôme) et Christophe Morency-Pichetde la Polyvalente de Charlesbourg (Charlesbourg) de la délégation canadienne à la Conférence internationale jeunesse Prenons soin de la planète participent à ce débat.
Ils profitent également de la tenue d’ateliers dans le cadre du Carrefour pour compléter la rédaction d’une Charte de responsabilités envers la planète, leur contribution aux travaux qui se tiendront lors de la Conférence où des jeunes de quelque 60 pays discuteront de leurs engagements envers la planète. La Conférence prenons soin de la planète se tiendra à Brasilia (Brésil) du 5 au 10 juin 2010.
Si le premier front de lutte à la pollution des entreprises pétrolières demeure celui de la réduction de notre utilisation du pétrole et de ses dérivés, il demeure qu’il est plus que jamais essentiel de maintenir les pressions afin de forcer les entreprises pétrolières à assainir leurs pratiques.
Parmi les nombreuses cibles de lutte, celle de sables bitumineux de l’Alberta demeure prioritaire pour le Canada. Les retombées financières de l’extraction du pétrole, considérées comme positives, et les retombées environnementales, dramatiquement négatives, touchent d’abord l’Alberta, le Canada et les Etats-Unis. La triste renommée des conséquences environnementales de l’extraction pétrolière des sables bitumineux de l’Alberta a dépassé les frontières et de vives réactions se font désormais sentir jusque chez les parlementaires européens, comme le fait remarquer l’auteur de « Les actions citoyennes se multiplient contre l’exploitation des sables bitumeux au Canada » publié sur le site Partage des eaux, un site de « ressources et informations pour une gestion juste et durable de l’eau ».
Le lien entre exploitation des sables bitumineux et gestions de l’eau n’est pas fortuit puisque pour générer le précieux pétrole, on utilise une quantité considérable de la non moins « précieuse » et vitale eau. Les citoyennes et citoyens des régions environnantes déjà fortement touchés par les pratiques des entreprises en opération n’en sont pas à la fin de leurs inquiétudes comme le souligne Dan Healing dans Oilsands water plan raises fears for river, un article publié dans le Calgary Herald du 9 avril 2010.
Seule un mobilisation soutenue viendra à bout de l’irresponsabilité actuelle des entreprises et des gouvernements qui ferment les yeux devant la destruction environnementale.
The economic crash of 2008 revealed not only the frailty and vulnerability of the economic system, it also showed the false basis that the growth economy is built on – the financial bubble grows bigger and crashes bigger, but we don’t seem to be getting any happier. To the contrary, we suffer from greater job insecurity and environmental chaos threatens.
The prescription from the mainstream economists is more growth – but is this just taking more of what ails us? Has growth become uneconomic? Is there another way?
This film is part of an ongoing project to document the rise of a new movement – calling not for more economic growth, but LESS. The degrowth movement, or “mouvement por le decroissance”, argues that through a voluntary reduction of the economy we can work less, consume less and live better, fuller lives.
Many have been pointing out that our current economic system is leading us to an environmental and social catastrophe. “Life After Growth” begins to point to the people and communities who are looking for ways out. These are the pioneers who are rethinking the role of economics in our lives, and are engaging in different types of economic activity, right now.
The Degrowth word is still taboo in many circles – politicians are loath to go against the growth orthodoxy that our society is based on. But everywhere people are engaging in degrowth type activity – the beginning of a wave that is laying the groundwork for a post-capitalist future…
Because it’s not the size of the economy that counts, its how you use it!
Parler de décroissance économique suscite spontanément des résistances. Non seulement cette idée est impopulaire mais elle semble aberrante à plusieurs. Pourtant, de nombreuses personnes voient dans cette perspective un début de solutions aux problèmes reliés aux crises environnementale, sociale et économique. Ces personnes ont formé un réseau qui prône de mettre fin à la croissance illimitée, confiantes qu’une réduction volontaire de la taille des économies permettrait de travailler moins, consommer moins et de vivre de meilleures vies plus épanouissantes.
En dépit de l’impopularité du concept tant auprès des politiciens que d’une grande partie de la population, plusieurs s’engagent dans des activités qu’ils associent à la décroissance et à l’établissement de bases d’un avenir post-capitaliste.
Life after growth – Economics for everyone, par Leah Temper and Claudia Medina permet de prendre connaissance de l’état des réflexions sur le sujet de même que des actions concrètes en témoignent. Il a été produit avec le soutien de la Fundació Autònoma Solidària, Universitat Autònoma de Barcelone.
Cette réflexion sur le métier de sociologue et d’anthropologue porte sur le rôle que jouent et devraient jouer les universitaires dans la société. Après avoir posé les bases de sa propre réflexion, le professeur Bibeau s’interroge sur À qui profite le savoir ?et Quelle place pour l’universitaire dans nos sociétés du savoir ? et Y a-t-il vraiment une crise de la pensée critique ? Posant ainsi les éléments qui contribuent à son argumentation, le professeur Bibeau conclue en énonçant les contraintes actuelles à l’exercice de la pensée critique ainsi que son propre engagement en faveur la responsabilité des praticiennes et praticiens des sciences sociales. Il l’exprime ainsi : « Je défends la pratique des sciences sociales profondément articulées sur l’étude des grands défis qui se posent à nos sociétés ; je refuse le faible sens de responsabilité sociale de certains collègues qui cherchent encore un refuge tranquille dans cette tour d’ivoire que l’université a été pendant trop longtemps. » Aussi, en inspirant des travaux de Hanna Arendt, il met en lumière le fait que « Penser de manière critique implique un va-et-vient entre la tourmente de l’action et la solitude du retrait social. »
Celles et ceux qui s’interrogent et s’inquiètent de la situation actuelle quant aux conditions de travail dans les universités, ce sans en entretenir une vision idyllique du passé, y trouveront une occasion d’alimenter la réflexion et le débat essentiel sur l’avenir de la pratique des sciences sociales et de la société.