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Faire bouger les choses : Richard Desjardins et “L’erreur boréale”

Faire bouger ceux qui détiennent le pouvoir

Au Québec, toutes et tous connaissent Richard Desjardins, auteur, compositeur, interprète et cinéaste. Convaincu de l’urgence d’agir, « ….il est passé à l’action, investissant dans sa cause, sa notoriété, son talent, son temps, ses énergies. Avec son complice Robert Monderie, il a réalisé en 1999 “L’Erreur boréale”, véritable détonateur qui a provoqué et provoque encore d’importants remous au sein de l’industrie forestière.

Puis il a fondé l’ABAT (Action boréale Abitibi-Témiscamingue), qui compte aujourd’hui plus de 3000 membres à travers le Québec. L’ABAT enquête, talonne, questionne, ne fait de cadeau à personne, n’en démord jamais… Son action se limite à la forêt boréale – « parce que c’est déjà pas mal vaste et qu’on connaît le terrain. La forêt de feuillus du sud est mal en point, elle aussi, mais c’est un tout autre contexte, une autre guerre à mener. »

L’Erreur boréale a forcé la main au gouvernement qui a mis sur pied une commission d’enquête sur la forêt boréale. « Le très sérieux rapport Coulombe, publié en décembre 2004, lui a donné raison sur presque toute la ligne. Dès lors, la grande majorité de ses opposants se sont tus. Aujourd’hui, beaucoup à cause de lui, le monde forestier québécois est en état de choc, et le gouvernement québécois s’est enfin résolu à encourager le développement d’industries de transformation du bois… Desjardins n’est pas pour autant satisfait. »

Pour faire changer les choses, il faut des prises de consciences, des décisions politiques, des actions concrètes sur le terrain. Il faut aussi supporter les conséquences, non seulement des erreurs du passé mais des changements qui s’imposent. Les grosses entreprises et les travailleurs sont fortement interpellés.

« Des paquebots géants, ça met un temps fou à virer de bord. Or il faudrait changer dès maintenant les habitudes, les mentalités, les méthodes. Et, pour commencer, la machinerie. Le sol de la forêt boréale est fragile. Les garettes et les abatteuses l’ont déjà considérablement abîmé. »

« Si tout se passe bien, les temps vont bientôt être durs pour les grandes compagnies », prophétise Richard Desjardins avec un sourire sardonique. Prudent, il ajoute : « Mais faut surtout pas baisser les bras tout de suite. » Invitation est ici faite aux citoyennes et aux citoyens de demeurer vigilants.  [http://www.actionboreale.qc.ca/nouvelles/rapports/article-2006-01-09.html

Visiter aussi le site : http://www.actionboreale.qc.ca/accueil.html

[1] Les citations sont extraites d’un article de Georges-Hébert Germain, Richard Desjardins, l’empêcheur de bûcher en rond, publié dans Sélection du Reader’s Digest, Décembre 2005 et reproduit sur le site de l’Action boréale Abitibi-Témiscamingue

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