Qui sont les irresponsables ? Le gouvernement Harper dans le « box » des accusés.

Sous le titre Les irresponsables, la rédactrice en chef du Journal Le Devoir Josée Boileau dénonce le gouvernement canadien qui refuse, en dépit de toutes les évidences, de réviser les objectifs canadiens de réduction des gaz à effet de serre en préparation de la  Conférence de Copenhague.

Protection climatique - Prospérité économiqueOn se rappelle que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) propose aux pays industrialises de faire leur juste part en réduisant d’ici 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% par rapport au niveau de 1990.  Or la proposition canadienne de réduction des gaz, basée sur les émissions de 2006, ne correspondrait qu’à une maigre de 3%  par rapport à 1990.

Le rapport Protection climatique, prospérité économique, résultat d’une étude commandée à M.K. Jaccard and Associates Inc. (MKJA par lInstitut Pembina et Fondation David Suzuki démontre que l’adoption de mesures visant à réduire les émanations en accord avec l’objectif du GIERF aurait un impact mineur sur la croissance du produit intérieur brut .  On pourrait atteindre une moyenne annuelle de 2,1% au lieu de 2,2% en visant les objectifs actuels du gouvernement canadien et la hausse pourrait être de 2,4% en maintenant le statu quo.  Pourquoi alors se priver des bénéfices de mesures environnementales adéquates alors que les « risque et les conséquences » du statu quo mondial sont, selon Nicholas Stern, ancien économiste en chef de la Banque Mondiale, considérables sur l’économie mondiale.

Le rapport propose, entre autres, l’achat de droits d’émissions internationaux, l’imposition de montants à payer pour les émetteurs avec système de redistribution aux contribuables.  Le rapport se penche aussi sur des solutions technologiques.

Ce rapport s’ajoute à une longue liste de pressions, dont Mme Boileau fait un rappel des demandes en provenance de groupes de travail : le Groupe interprovincial et industriel sur les réductions de GES (2007), composé de très grandes entreprises, représentants financiers, émetteurs d’électricité et ministères provinciaux qui exige de s’attaquer au retard et de restaurer la crédibilité du Canada; la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie (2008), commandée par le gouvernement Harper mais dont le rapport est demeuré confidentiel; les interventions des ex-premiers ministres Joe Clark, John Turner, Kim Campbell, Jean Chrétien et Paul Martin réclamant une action immédiate pour contrer les changements climatiques (2008);  le rapport du Conference Board (2008) soulignant les inquiétudes des entreprises et des investisseurs quant à l’impact économique des changements climatiques; .

Ce rapport fournit des arguments qui devraient aider le gouvernement actuel à franchir le pas exigé pour que le Canada assume sa « juste part » pour réduire les activités qui mènent notre planète à la catastrophe.

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