La démocratisation des sciences : responsabilités des scientifiques

L’enjeu de la démocratisation des sciences – leur développement et leur utilisation -comporte de multiples aspects, comme l’a démontré le premier Forum mondial Science et démocratie qui s’est tenu à Belém en janvier 2009.  Premier moment fort d’une initiative qui vise à voir s’imposer sur la scène internationale un véritable questionnement concernant les tendances actuelles et surtout les dérives qu’il est urgent de corriger, cette rencontre s’est conclue par l’adoption d’une déclaration.   Cette déclaration finale présente l’ensemble des considérations qui ont fait consensus, c’est-à-dire les constats et questions qui constituent les assises des efforts de mobilisation sur ces enjeux.  Des participants au comité international continuent à promouvoir cette initiative afin de la voir s’implanter dans différents pays, notamment dans le cadre des forums sociaux, mais aussi afin de préparer un suivi dans le cadre du prochain forum mondial en 2011.

Le Comité Québec/Canada de la Charte des responsabilités humaines s’intéressé à cette initiative parce qu’elle converge avec le travail de réflexion et les actions déjà engagées au sujet des responsabilités humaines.  Il reconnaissait que certains des principes-guides étaient particulièrement inspirants pour les scientifiques et les chercheurEs qui ont, il faut le dire, d’énormes responsabilités au regard de la connaissance.

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La Charte propose des principes pouvant guider la réflexion sur la démocratisation des connaissances, des connaissances conçues comme bien commun, développées et transmises pour le bien commun, la justice et la solidarité. Quiconque s’interroge sur la responsabilité de financer et d’orienter la recherche et sur celle de rendre accessibles à toutes et tous les connaissances  pour le développement humain et celui de la planète trouve dans les principes suivants des assises pour approfondir sa réflexion.

Le principe #3 : Assurer que toute personne ait la possibilité de réaliser au maximum son potentiel fait partie de la responsabilité. Ceci inclut autant les besoins matériels et les aspirations immatérielles, que l’engagement à soutenir le bien commun

Le principe #7 : La liberté de la recherche scientifique implique le respect de critères éthiques tels que : la mise en valeur de la biodiversité, le respect de la dignité de la vie humaine et des formes de vie non humaines, et l’acceptation des limites des connaissances humaines

Le principe #6 : Atteindre le plein potentiel des connaissances et des savoir-faire se fait dans la valorisation des différents systèmes de savoir et de modes de connaissances, les partageant et les mettant au service de la solidarité rassembleuse et d’une culture pluraliste de paix

Le principe #9 : Lors de la prise de décisions sur des priorités à court terme, l’évaluation des conséquences à long terme doit se faire en accord avec des priorités éthiques de justice et de protection environnementale intergénérationnelle prenant en ligne de compte les risques et les incertitudes.

LAlliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire a collaboré à faire connaître et concrétiser la nécessité de la responsabilité sociale et de libérer la recherche scientifique de la pression des gouvernements et des intérêts commerciaux.  Un pas important vers l’affirmation de la responsabilité des scientifiques est celui de l’appel à Un serment solennel engagera les scientifiques envers la société


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