8. L’exercice du pouvoir est légitime lorsqu’il sert le bien commun et répond de ses actes devant ceux et celles sur lesquels il est exercé
ATTAC: l’Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens est un mouvement citoyen international décentralisé : les différentes associations nationales partagent une plateforme commune et coordonnent leurs actions mais sont autonomes. ATTAC-Québec a vu le jour en 2000.
Fondée en France en 1998, ATTAC est aujourd’hui présente dans plus de 40 pays à travers le monde. Née de la volonté de rétablir un contrôle démocratique des marchés financiers et de leurs institutions, ATTAC mène des actions variées visant la reconquête, par les citoyennes et citoyens, du pouvoir démesuré que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle.
ATTAC-Québec est membre du Réseau Québécois sur l’Intégration Continentale (RQIC) et de différentes coalitions telles Eau secours, en plus d’appuyer activement le Forum social québécois (FSQ).
Parmi ces multiples actions :
- ATTAC participe à faire évoluer le dossier des amendements à apporter au Code de procédure civile du Québec et à la mobilisation publique contre les poursuites-baîllons (SLAPP).
« En l’absence d’une véritable législation anti-SLAPP, les individus et les associations citoyennes risquent d’être de plus en plus réduits au silence par crainte de subir de telles poursuites abusives. Ce serait donner aux grandes corporations un pouvoir exorbitant, celui qu’elles exercent souvent déjà hélas : décider de notre avenir collectif et du sort du bien commun, en faisant fi des règles démocratiques », précise Robert Jasmin. Avocat et président d’Attac-Québec.
Une Loi anti-slapp a été adoptée par l’Assemblée nationale du Québec le 4 juin 2009.
- ATTAC fait connaître les conséquences anti-démocratiques des enjeux tels : le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP) un processus de négociation qui échappe totalement au parlement et de la nouvelle procédure de ratification des traités et des accords commerciaux au Canada, du gouvernement minoritaire de Stephen Harper, qui « se donne le pouvoir de ratifier de tels traités unilatéralement et sans consensus au niveau du Parlement » [
[1] indique Claude Vaillancourt, secrétaire d’Attac-Québec dans le Communiqué de presse – Attac-Québec critique la nouvelle procédure de ratification des traités internationaux du gouvernement Harper Montréal, le 7 avril 2008

De moins en moins de responsabilités pour les actionnaires!
Laisser-faire et impunité, les gouvernements abdiquent leurs responsabilités
Pour une autre lecture des finances publiques – Des économistes prennent leurs responsabilités